Olivier de Frouville est professeur de droit public à l’Université Paris Panthéon-Assas, Directeur du Centre de recherche sur les droits de l’Homme et le droit humanitaire / Paris Human Rights Center (C.R.D.H.) Il a été membre de l’Institut Universitaire de France de 2012 à 2019 et a mené un projet de recherche intitulé « Autour d’une théorie démocratique du droit international».

Parallèlement à sa carrière universitaire, Olivier de Frouville a travaillé pendant 30 ans à l’ONU sur les droits humains, en différentes qualités. Entre 2008 et 2026, il a occupé plusieurs mandats d’expert indépendant auprès des Nations Unies: membre du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (2008-2014), dont il a été le Président-Rapporteur d’avril 2012 à octobre 2013; dans ce cadre, membre du Comité de coordination des procédures spéciales des Nations Unies (2013-2014); membre du Comité des droits de l’Homme (2015-2018); membre du Comité sur les disparitions forcées (2019-2026, pour deux mandats) et Président de ce Comité de 2023 à 2025. 

En tant que chargé de mission de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (F.I.D.H.), Olivier de Frouville a notamment représenté cette organisation dans le cadre des négociations de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme (1995-1998) et de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (2003-2006).

De 2009 à 2020 , il a été expert désigné par la France au titre du Mécanisme de la dimension humaine de l’O.S.C.E.

Au niveau national, il a été membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme française (CNCDH) entre 2009 et 2015.

Après avoir suivi des études de droit à l’Université Paris X-Nanterre, il a soutenu en 2001 une thèse sous la direction du Professeur Emmanuel Decaux : «L’intangibilité des droits de l’Homme en droit international. Régime conventionnel des droits de l’Homme et droit des traités» (Paris, Pedone, 2004). Cette thèse a été récompensée par le Prix des droits de l’Homme de la Société Française pour le Droit International (S.F.D.I.), le Prix Maurice Picard « Droit et sciences politiques » et le Prix Georges Scelle de la Chancellerie des Universités de Paris. 

Olivier de Frouville a été maître de conférences à l’Université Paris X-Nanterre (2002-2006). En 2006, il a passé le concours de l’agrégation de droit public et a été nommé professeur à l’Université de Montpellier 1 (2006-2012).

Il a également été chargé d’enseignement à l’Université de Paris II (Panthéon-Assas) dans le cadre du Master « Droits de l’Homme et droit humanitaire » (2002-2004) et professeur invité au Centre universitaire de droit international humanitaire (CUDIH, 2005-2006) puis à l’Académie du droit humanitaire et des droits humains (ADH, 2008-2010) de Genève, pour un cours de droit international pénal puis, à nouveau de 2019 à 2025 pour des cours d’introduction aux droit international des droits de l’Homme et de protection internationale des droits de l’Homme.

De 2008 à 2011, il a enseigné au Collège européen de Paris dans le cadre du LL.M European Law (Human Rights: Europe and its Democratic Society). En 2011, il était chargé de cours à l’Institut d’études politiques de Paris (Ecoles des affaires internationales de Sciences Po Paris: The Global System of Human Rights Protection). Il a également dispensé des cours en matière de droit international des droits de l’Homme à I’Institut International d’Administration Publique (ENA) en 2000, 2002, 2012 et 2013, 2015, 2016, 2017.

En 2013 il a été invité à donner le cours général à l’Académie de droit européen de l’Institut universitaire européen de Florence : « From Human Rights to Cosmopolitanism ».

De août 2011 à août 2012, Olivier de Frouville a été «visiting fellow» au Lauterpacht Center for International Law de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) et à Clare Hall, un collège de l’Université de Cambridge, dont il est devenu membre à vie en 2013.

Ses domaines de recherche couvrent le droit international général, la théorie du droit international, le droit international des droits de l’Homme, le droit international humanitaire et le droit international pénal. Son parcours de recherche est marqué par un aller et retour constant entre la théorie et la pratique, de la théorie du cosmopolitisme juridique aux « chantiers cosmopolitiques » que sont par exemple le statut de la société civile internationale dans les organisations internationales ou la création d’une Cour des droits de l’Homme des Nations Unies. Ces travaux sur le présent et l’avenir du droit international s’accompagnent d’une réflexion sur l’éthique de la pratique juridique.